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juillet 30
Rock Sans papiers à Bercy, le samedi 18 septembre 2010 à partir de 19H.

Rock Sans Papiers à Bercy, le samedi 18 septembre 2010 à partir de 19H.

www.rocksanspapiers.org

février 23
Pour la régularisation des sans papiers

Pour la régularisation des sans-papiers/© Tardi

février 1

À l’église Saint-Laurent (Paris Xe), quelques fidèles donnent leurs jugements du grand débat sur l’identité nationale.

À écouter religieusement : « débat_église.mp3

(Réalisé par N.F. & T.L. / Montage : N.F.)

église_Saint-Laurent (DR)

décembre 9

republiquefrancaise-0cb30

APPEL

Nous exigeons la suppression du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration


«Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l’Immigration et de “l’Identité nationale” a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l’étranger – et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d’Afrique, et leurs descendants, sont séparés d’un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.

«Qu’a fait naître ce ministère? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité…

«Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des “dérapages” individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d’une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d’un “débat” sur l’identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.

«La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : “Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?” La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.

«C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.

«Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce “ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration”, car il met en danger la démocratie.»

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Premier signataires : Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X) Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière) Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS), Patrick Weil (historien, CNRS).

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Pour signer la pétition : http://appel.epetitions.net/

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novembre 3
DR

DR

Le 5 octobre dernier, le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) présentait à Bangkok son « Rapport mondial sur le développement humain » pour l’année 2009 (RDH09).

Intitulé « Lever les barrières: Mobilités et développements humains », ce rapport produit dans une quasi indifférence médiatique recouvre toute sa pertinence aujourd’hui, alors qu’il est impossible d’échapper, tous supports confondus, au bouillonnement suscité par la problématique du débat sur l’identité nationale. Les actes posés par les autorités chargées de l’immigration se détachent progressivement des indications de ce rapport qui « invite les gouvernements à limiter les restrictions sur les déplacements à l’intérieur de leur pays et au-delà des frontières afin d’élargir les choix humains et les libertés ».

En effet, après une opération de démantèlement – évacuation hyper médiatisée, on a eu droit aux « charters de la honte » qui expulseront par un « vol groupé » des migrants afghans, forcés de se déplacer en raison du conflit qui sévit chez eux depuis plusieurs années. Suite aux tollés provoqués par de tels spectacles, celui qui, selon Le Figaro, « n’aime rien de plus que d’avoir à croiser le fer », continue de plus belle la surenchère dans sa gestion de la politique d’immigration en lançant ce grand débat sur une identité nationale française menacée; sans doute par les immigrés.

Au courageux M. Besson, qui est aussi le ministre chargé de l’intégration, nous soumettons ce passage du résumé du RDH09 : « Au fur et à mesure qu’ils parviennent à acquérir une meilleure maîtrise de la langue ainsi que d’autres compétences nécessaires pour grimper sur l’échelle des salaires, beaucoup de migrants s’intègrent relativement facilement. Ils apportent alors la preuve que les craintes concernant leur impossible intégration, semblables à celles exprimées au début du XXe siècle en Amérique au sujet des Irlandais, par exemple, sont tout aussi infondées aujourd’hui qu’hier. »

Par ailleurs, on se demande toujours pourquoi les actions de M. Besson en faveur de l’intégration, si elles existent, ne connaissent jamais un tel emballement?

N. FALL