Le collectif Rock Sans Frontières a réussi, samedi 18, à mobiliser 11 000 personnes autour d’une vingtaine d’artistes à Bercy pour soutenir les travailleurs et familles de sans-papiers.

19h40, à la sortie du métro, on constate que la rue de Bercy a connu des affluences supérieures à celle de ce samedi 18. L’affiche du jour, c’est Rock sans-papiers, un concert de solidarité organisé pour aider ces travailleurs étrangers qu’on désigne sous l’appellation de « sans-papiers ».
Autour du Réseau éducation sans frontières (RESF), de certains syndicats et associations, le collectif Rock sans frontières, créé pour l’occasion, a proposé au public un concert de rock singulier. Ce qui n’a pas échappé au tenancier de la crêperie-kebbab qui, derrière le comptoir, constate « une ambiance et des tenues différentes de celles que j’ai l’habitude de voir lors des concerts de rock ».
Communion autour d’une cause juste
Aux terrasses des cafés alentour, ce n’est pas le débordement « habituel », on peut même compter plusieurs tables inoccupées. Devant l’entrée de la salle de Bercy, quelques militants des organisations de défense des sans-papiers proposent prospectus et pétitions.

Une fois à l’intérieur, c’est une tout autre atmosphère. Et, on ne peut qu’étayer les propos de Sylvain Mustaki, un des organisateurs, qui a déclaré à l’AFP que « ça s’est superbement passé, avec un public très chaleureux, de la belle musique et des moments d’émotion ».
Cali, Agnès Jaoui, Tryo, Jeanne Cherhal, Abd Al Malik, Jane Birkin, Têtes Raides, Cheb Bilal, Oxmo Puccino, Jacques Higelin ont entre autres contribué à faire de cette fête une forte communion autour de la cause des travailleurs sans-papiers.

Les recettes tirées des 11 000 entrées permettront d’apporter « une aide directe et matérielle aux sans-papiers », selon Mustaki. Il a indiqué que l’objectif premier de cette manifestation a été de « pousser un coup de gueule avant la présentation du nouveau projet de loi Besson [relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité] à l’Assemblée nationale ».
Quant à la mobilisation contre cette loi qui « va réduire les droits des migrants », le militant du collectif Rock sans frontières se vante : « Ça, je crois qu’on l’a réussi à 100 % ! »
Falco